Il n’est jamais très rassurant de voir apparaître une lésion à la surface de sa peau… Mais lorsqu’il s’agit d’un botriomycome, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure : cette lésion est bénigne. Il est en revanche parfois nécessaire de recourir à une petite intervention chirurgicale pour s’en débarrasser rapidement.
Les infos dans notre article.
Botriomycome : symptômes et causes
Le botriomycome, également appelé « hémangiome capillaire lobulaire » ou « granulome pyogénique », est une petite tumeur bénigne inflammatoire qui apparaît au niveau de la peau ou des muqueuses, généralement à la suite d’une plaie. Elle peut se développer dans différentes zones du corps ; les plus fréquemment touchées sont :
- le visage (y compris les lèvres, voire les gencives) : chez les femmes enceintes, ce type de lésion apparaît souvent au niveau de la bouche ;
- le cou ;
- la main et les bras ;
- les pieds, notamment en cas d’ongle incarné ;
- le dos ;
- la région génitale.
Dans le cas le plus fréquent, un botriomycome unique apparaît. Les enfants et les jeunes adultes sont plus souvent concernés que le reste de la population.
Symptômes
Le botriomycome a une forme pédiculée, c’est-à-dire qu’il présente un rétrécissement à la base ; sa consistance est molle. De couleur rouge ou brune, il saigne facilement car il est constitué d’un ensemble de vaisseaux sanguins très fins, dits « capillaires ». Il se développe rapidement, sur une à trois semaines. Il est généralement de petite taille, de 0,5 à 1 centimètre, mais certains peuvent être plus volumineux. Il ne provoque pas de douleurs particulières, ni de démangeaisons.
Causes
La cause exacte conduisant à l’apparition d’un botriomycome n’est pas connue. Il apparaît souvent après une plaie, sur une zone irritée, sur une cicatrice à la suite d’une opération chirurgicale ou de soins dentaires.
Comme il est plus fréquent au cours de la grossesse, les hormones sexuelles féminines (œstrogènes notamment) pourraient jouer un rôle dans son développement. La lésion disparaît généralement après l’accouchement.
La prise de médicaments peut conduire à la survenue de botriomycomes multiples. Les produits concernés sont :
- l’indinavir et la lamivudine, utilisés dans le traitement contre le VIH ;
- la ciclosporine, un médicament immunosuppresseur prescrit après une greffe ;
- le cétuximab, destiné à lutter contre le cancer colorectal ;
- les rétinoïdes, dans le cadre du traitement de l’acné.
Traitements du botriomycome
Le botriomycome peut régresser de façon spontanée, sans qu’il soit nécessaire d’intervenir, mais ce processus est souvent long. Il est ainsi préférable de le traiter. Plusieurs options sont envisageables :
- l’application sur la lésion de nitrate d’argent ou d’une crème à base d’imiquimod, aux propriétés anti-angiogéniques, c’est-à-dire bloquant la croissance des vaisseaux sanguins ;
- un retrait par voie chirurgicale, sous anesthésie générale ;
- une thérapie par le froid : cryothérapie ou cryochirurgie (plus en profondeur, sous anesthésie générale) ;
- une thérapie par électrocautérisation : la lésion est éliminée par application d’un courant électrique.